La vague de chaleur qui touche la France continue de peser sur la production d'électricité. Trois réacteurs nucléaires étaient à l'arrêt dimanche et sept autres fonctionnaient à puissance réduite afin de respecter les limites de température des rejets d'eau fixées pour protéger les écosystèmes.
La canicule met le parc nucléaire français sous pression. Face à la hausse de la température des cours d'eau utilisés pour le refroidissement des installations, EDF a dû arrêter trois réacteurs et réduire la puissance de sept autres, tandis que l'État a autorisé une dérogation exceptionnelle pour la centrale du Bugey afin de garantir l'équilibre du réseau électrique.
« À cause des conditions climatiques et pour respecter les arrêtés sur les rejets, et donc l'environnement », les réacteurs n°2 à Golfech (Tarn-et-Garonne), au bord de la Garonne, n°3 au Bugey (Ain), au bord du Rhône, et n°2 à Chooz (Ardennes), au bord de la Meuse, sont arrêtés.
Des « adaptations de puissance » touchent les réacteurs n°1 et 2 à Saint-Alban (Isère), n°1 et 3 dans la centrale du Blayais (Gironde), n°4 et 5 au Bugey, n°1 à Chooz, a détaillé l'entreprise publique.
Le réacteur n°3 à Tricastin (Drôme), dont la puissance avait été abaissée dans la journée de dimanche, est retourné à un fonctionnement normal en fin d'après-midi, a précisé EDF.
Ces limitations visent à respecter les arrêtés encadrant la température des eaux rejetées dans les fleuves après le refroidissement des installations nucléaires. L'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) fixe pour chaque centrale des seuils destinés à limiter l'impact des rejets thermiques sur les écosystèmes aquatiques.
Une dérogation pour la centrale du Bugey
La France compte 57 réacteurs nucléaires, qui assurent environ 70 % de la production nationale d'électricité. Tous sont implantés à proximité d'un fleuve ou du littoral afin de disposer des volumes d'eau nécessaires à leur refroidissement.
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Face à la persistance de la canicule, le gouvernement a toutefois publié samedi au Journal officiel une dérogation exceptionnelle concernant la centrale du Bugey, valable jusqu'au 20 juillet. Demandée par EDF à la suite d'une sollicitation du gestionnaire du réseau RTE, elle autorise temporairement un réchauffement supplémentaire des eaux du Rhône, dans la limite de 1 °C entre l'amont et l'aval du site, sous réserve d'un dispositif renforcé de surveillance environnementale.